lycées de banlieues

Lycées de banlieue populaire. Professeurs, élèves, vie du quartier. Cours et documents d'histoire-géographie. Conseils aux élèves. Conseils pour le baccalauréat. Améliorer le système scolaire, extraits de rapports officiels. Lectures, visites de musées.

Page Précédente

Recherche sur le Web SUR CE SITE

03.10.09

World Day for Decent Work

jmtd2 

La moitié de la population du continent africain vit dans l’extrême pauvreté, avec seulement 1 dollar par jour, tandis que les marchés du travail en Afrique se caractérisent par une importante économie informelle urbaine et une main-d’œuvre massive provenant majoritairement des zones rurales. Parmi ces 300 millions de personnes, une majorité ne parvient pas à subvenir à leurs besoins de base ni à ceux de leur famille, et ce alors qu’elles ont un travail.

Les conséquences sociales de la mondialisation peuvent être adverses si les travailleuses et travailleurs ne luttent pas pour l’obtention et la promotion de l’égalité des chances entre les hommes et les femmes dans le cadre de l’Agenda du travail décent de l’OIT : Promotion des droits au travail ; emploi ; protection sociale et dialogue social.

Le développement durable et le travail décent pour tous doivent faire partie intégrante de la mondialisation, de manière à ce que tout le monde soit effectivement « sur un pied d’égalité » dans l’emploi, l’équité et la dignité humaine.

Texte copié sur le site de :

World Day for Decent Work (journée du 07-10-09) 

http://www.wddw.org/Quelques-mythes-courants

28.07.09

Le siècle de Watteau

Le siècle de Watteau

Dessins français du XVIIIe siècle du musée Cognacq-Jay à Paris

Du 28 Mars 2008 au 13 Juillet 2008 

8 rue Elzévir 75003 Paris Tél. : 01.40.27.07.21

Horaires : 10 h - 17 h 40

Ouverture : Mardi, Mercredi, Jeudi, Vendredi, Samedi, Dimanche

Les collections permanentes sont gratuites.

http://www.paris.fr/portail/Culture/Portal.lut?page_id=6466

Voici un cadre enchanteur, le quartier du Marais, entre la rue Rambuteau et la place des Vosges. Un immeuble ancien, de charmants escaliers avec vieilles pierres, balustrade et fer forgé, boiseries XVIIIe.

Le musée est consacré au XVIIIe s. On parcourt librement la partie réservée aux collections permanentes. Il y a de belles peintures sur Venise à l’étage.

Vous y verrez des peintures de Fragonard, Greuze et Chardin : le « Portrait de jeune fille » de Greuze, « Perette et le pot au lait » de Fragonard. ..

Souvenirs de l’expo

Antoine_Watteau___study_of_headsLes Watteau ne sont guère nombreux, dommage car il constitue le plus grand de ces maîtres.

Watteau sait comme nul autre peindre le naturel, un mouvement fugitif, l’abandon des corps, le plaisir. Il rédige avec son pinceau un pamphlet contre le christianisme puritain et sévère du XVIIes finissant, contre les jansénistes et Mme de Maintenon, contre la fin sinistre du règne louisquatorzien. Il est dans l’ambiance libérée de la Régence.

Voici quelques dessins qui me plurent.

WATTEAU

- Jeune femme assise à terre, sanguine, vers 1717. Quel naturel, un regard vif, des cheveux ramenés, la gorge fascinante.

- La buveuse, v. 1715. Une jeune femme accoudée, nonchalante, son épaule nue attire le regard. Non loin, un verre vide atteste qu’elle sait prendre du bon temps.

- Deux jeunes femmes vues de dos. Nuques fascinantes.

François Boucher

- Jeune sirène couchée sur le dauphin, François Boucher, v. 1748. Une très jeune femme nue.

Lavreince

- La consolation de l’absence, par Lavreince. Dans un salon une jeune femme regarde sa montre. Qui attend-elle ? Son amant est-il en retard ? Pourquoi ?

Huet

- Départ d’une foire, par J. B. Huet (1745-1811). Plume et encre, rehauts d’aquarelle. Plusieurs animaux : chèvre, âne, mouton, vache. Des joueurs de flûte.

http://www.infosjeunes.com/Le-siecle-de-Watteau,-dessins-francais-du-XVIIIe-siecle-Musee-Cognacq-Jay_a73861.html

http://www.evene.fr/culture/agenda/le-siecle-de-watteau-22861.php

http://fr.wikipedia.org/wiki/Watteau 

25.06.09

Protestantisme et Révolution française

Paul VIALLANEIX 

présente

Réforme et révolutions,

Aux origines de la démocratie moderne

Réforme/Presses du Languedoc, 1990

--------------------------------------------------------------------------

Page 129

Jean Bauberot, Les débuts de la Révolution française et l’impossible laïcité

Avant 1789 

La société française est imprégnée par la religion. La vie quotidienne se trouve rythmée par le calendrier liturgique. La royauté s’appuie sur des justifications religieuses. L’Eglise catholique peut être qualifiée d’institution englobante. En deux siècles, la royauté a construit une structure politico-administrative largement autonome à l’égard de la religion.

Concordat de 1516

Courant gallican : [nationalisme]

Esprit des Lumières […]. En France, des philosophes attaquent frontalement l’Eglise catholique.

Intériorisation et individualisation de la religion 

Dans la 2me moitié du XVIIIe s, hausse des pratiques contraceptives dans les milieux urbains et aisés.

En novembre 1787, l’Edit de tolérance reconnaît l’existence, en France, de « non-catholiques » et leur donne des droits civils.

Dans les Cahiers de Doléances, personne ne demande une tolérance totale ou une société laïque.

Depuis 1789 

Pourtant, l’article 10 de la D des D de l’H proclame le principe de la liberté religieuse.

Mais l’Eglise de France ne s’oppose pas globalement à la Déclaration des Droits. Les évêques français défendent la liberté et l’égalité

La Déclaration n’est pas favorable à une totale liberté religieuse.

Voir les articles mis en discussion le 22 août :

art 16 il faut respecter la religion et la morale ;

art 17 le maintien de la religion exige un culte public :

art 18 il ne faut pas troubler le culte établi

La perspective est celle de l’utilité sociale de la religion.

C’est ce que disait Rousseau

L’art 10 est ambiguë :

- liberté religieuse

- Mais il ne faut pas troubler l’ordre public.

Deux articles contradictoires.

24 décembre 1789 : les protestants peuvent accéder à tous les emplois mais pas les juifs.

Fort antisémitisme dans l’Est du pays.

28 janvier 1790, la Constituante confirme les privilèges politiques dont bénéficiaient depuis longtemps les juifs du Sud-Ouest.

3 septembre 1791, Constitution adoptée. La liberté religieuse est cette fois complète.

28 et 29 septembre 1791, l’égalité et le statut de citoyens étaient accordés aux Juifs

1791, Constitution : la royauté est laïque et provient d’un contrat entre la Nation et le Roi.

L'Etat-civil est transféré des paroisses aux municipalités. Le mariage devient un contrat civil

Septembre 1792, possibilité du divorce

Octobre 1793, laïcisation du temps avec un nouveau calendrier

Cependant le catholicisme est toujours considéré comme « la religion nationale ». Les révolutionnaires estiment que la religion permet de former une nation et donne sa valeur au serment.

24.05.09

Trouver des cartes de géo

Trouver des cartes de géographie sur internet

http://www.liensutiles.org/geographie.htm annuaire de sites (cartes muettes ou pas)

http://fr.encarta.msn.com/encnet/signin/signinmain.aspx?tgt=http%3a%2f%2ffr.encarta.msn.com%2fencnet%2ffeatures%2fmapcenter%2fmap.aspx&cred=8 cartes et atlas Encarta

http://www.intercarto.com/

http://www.lib.utexas.edu/maps/index.html Perry-Castañeda Library Map Collection (complet)

http://www.annuaire-bleu.com/groupement-References/Cartes.html Annuaire bleu : sites de cartographie

http://pagesperso-orange.fr/houot.alain/ atlas d’Alain Houot (cartes histoire + géographie)

http://pagesperso-orange.fr/gech/cart/cart_geo.htm (Choix de cartes en géographie)

http://pagesperso-orange.fr/gech/cart/cart_his.htm ((Choix de cartes en histoire)

http://cartoflash.free.fr/  (cartographie historique et géographique)

http://www.sciences-po.fr/cartographie/cartotheque/cartotheques/fonds_cartes/jeu_fonds_cartes.html

http://clioweb.free.fr/cartes.htm#geomatique (cartes, croquis et conseils de cartographie)

http://euratlas.com

15.05.09

Les Primitifs italiens, exposition

Exposition « Les Primitifs italiens »

Jusqu’au 21 juin 2009

itali

  Les Primitifs italiens, la collection d’Altenbourg

Musée Jacquemart-André

158, boulevard Haussmann, 75008 Paris

01 45 62 11 59

www.musee-jacquemart-andre.com

L’expo présente une collection de peintures italiennes des XIIIe, XIVe et XVe siècles conservées au musée d’Altenbourg, en ex-RDA (un peu sud de Leipzig). Cette collection est l'une des plus importantes hors d'Italie.

http://www.lindenau-museum.de/

Ces panneaux peints furent achetés au début du XIXe siècle par le baron Bernhard von Lindenau (1779-1854).

Aristocrate, le baron fait une carrière politique de député, ministre puis Président du Conseil du royaume de Saxe. En 1830 plusieurs révolutions éclatent en Europe contre les monarchies autoritaires. Le royaume de Saxe est touché par ce mouvement libéral, comme la France, le Belgique, la Pologne etc. En 1831 le baron von Lindenau rédige une constitution libérale.

Les Révolutions de 1830

Contexte :

XVIIe s. : Les Lumières

1789 : Révolution française

1792-1814 : les militaires français exportent les Droits de l’Homme en Europe.

1814-1815 : Congrès de Vienne et Sainte-Alliance

Europe en 1830

France, 1830. Charles X veut renforcer le pouvoir royal. Les Parisiens se révoltent.

L’exemple est suivi.

Révolutions dans plusieurs Etats allemands dont les souverains abdiquent. Des constitutions garantissent les droits des individus.

En Italie, soulèvements réprimés par l’Autriche.

En Pologne, les soldats russes sont chassés par les contestataires. Le tzar écrase ce mouvement en 1831.

Soulèvement des Belges contre leur monarque hollandais. La Belgique devient indépendante en 1831. En 1830 le Luxembourg devient indépendant aussi.

En 1831 le nationaliste italien Mazzini fonde le mouvement Jeune Italie. Son but est de fonder une république italienne libre et unie.

Ces mouvements auront peu de succès.

Homme de culture, Lindenau se passionne pour l’astronomie, devient directeur de l'observatoire du Seeberg et publie de nombreuses études sur le sujet.

Entre 1840 et 1850 il acquiert 180 panneaux italiens avec l’aide d’un ami archéologue. Animé par la conviction que la culture ne doit pas être réservée aux happy few, le baron ouvre un musée à Altenbourg, au sud de Dresde, et publie un catalogue.

Pour la première fois, grâce à la disparition du stalinisme, ces œuvres sont présentées au public français. Bel exemple de la réunification européenne après soixante-dix ans de fascismes et de stalinismes. apiePour construire l’Europe et éloigner les risques de guerre, la culture et les expositions artistiques sont peut-être plus efficaces que le bulletin de vote. 

Les œuvres que nous présentons ici sont des tempera sur panneaux de bois.

L’exposition présente deux écoles artistiques, celle de Sienne et celle de Florence.

Je ne parlerai ici que de l’Ecole de Sienne. 

La ville s’enrichit grâce à un capitalisme basé sur le commerce des draps. Les marchands obtiennent l’autonomie de leur commune. L’art religieux se développe.

40490

Histoire de Sienne

Au Xe s, Sienne se trouve  au centre d'importantes voies commerciales menant à Rome et devient une ville importante. Au XIIe s., la ville se dote de systèmes communaux consulaires, étend son territoire et établit des alliances. Cela porte Sienne à combattre contre Florence pour la domination du nord de la Toscane.

A partir de la première moitié du XIIe s, Sienne devient un important centre commercial, entretenant de bons rapports avec l'Eglise.

A la fin du XIIe siècle, Sienne s'oppose à Florence, laquelle connait la défaite dans un premier temps, mais Sienne perd à son tour en 1287 ce qui amène au pouvoir le Gouvernement des Neuf. Sous ce nouveau régime, Sienne atteint le plus haut de sa splendeur.

Après la peste de 1348, commença la décadence de la République siennoise.

http://www.toscane-toscana.org/histoire-sienne.html

Les peintres italiens de cette époque sont influencés par l’art byzantin : fond doré, attitude des personnages... L’Italie reste influencée par l’empire byzantin dont elle fut longtemps une province occidentale (Ravenne, Sicile…). Toutefois, peu à peu, très progressivement, les italiens adaptent l’art grec à leurs propres goûts.

Dans la première salle, les roses violacés de Guido da Siena (fin XIIIe s.) me plaisent peu.

J’ai davantage apprécié la Sainte Marie-Madeleine de Lippo Memmi (1325). Sa robe est d’un rouge vif.

Du même auteur, la Vierge à l’Enfant (v. 1320) éblouit par la richesse de sa décoration, surtout présents sur la draperie d’or et de fleurs. Les personnages portent des tuniques roses et la Vierge a revêtu par-dessus une robe noire.

Passons à la fin du XIVe s.

Une œuvre majeure est la Vierge à l’Enfant sur un trône (v. 1385) de Paolo di Giovanni Fei. Le fond doré est animé par des poinçons minutieux. La Vierge et son Fils portent de belles robes fleuries. L’Enfant esquisse un geste d’affection en direction de sa mère. L’ensemble présente une grande douceur.

De la Vierge à l’Enfant d’Angelo Puccinelli (1385), on retiendra surtout… le joli carrelage. Le reste est sombre.

Au XVe siècle le réalisme domine la peinture siennoise.

Je n’ai guère apprécié le réalisme du visage sévère du Saint Nicolas de Bari (v.1445) peint par Matteo di Giovanni. Mais le personnage porte une robe d’un beau bleu.

La Crucifixion (v. 1445) de Giovanni di Paolo a retenu mon regard. Sur un fond orange se détache la croix ; le Christ a un visage peint avec réalisme, fermé, hostile (douloureux ?). A gauche un groupe de femmes consolatrices et attentionnées entourent la Vierge évanouie. A droite, plusieurs hommes parmi lesquels Pierre, tournent le dos au Fils de Dieu. Seul le disciple préféré regarde le Maître. Cette crucifixion reste théologique, doctrinale.

Du même auteur, une peinture bouleversante et bien plus humaine, La Vierge à l’Enfant (v. 1440). L’enfant caresse avec une douceur infinie le visage de sa mère.

Les petits tableaux de Sano di Pietro offrent des récits très vivants sur divers épisodes de la vie de la Vierge. Le meilleur est l’Assomption de la Vierge. Celle-ci porte une robe très décorée.

Je termine par une gigantesque bannière de procession de Pietro di Giovanni d’Ambrogio. On remarquera l’alliance entre l’or et les teintes bleu clair et le calme du visage de sainte Catherine d’Alexandrie.

Bref, ce qui frappe, c’est l’éclat des ors et des coloris.

Liens

http://pagesperso-orange.fr/david.colon/scpo/1830.pdf (sur les révolutions de 1830)

http://www.cosmovisions.com/Lindenau.htm

http://www.connaissancedesarts.com/peinture-sculpture/actu/articles/oeuvres-expositions/dossiers/bernhard-von-lindenau-le-philanthrope-et-les-primitifs.html

http://www.laboiteasorties.com/2009/04/un-petit-tour-de-litalie-dans-les-musees-de-paris/

http://www.orserie.fr/Les-primitifs-Italiens-au-musee-Jacquemart-Andre_4789.html

http://www.culturespaces-minisite.com/primitifsitaliens/01presentation/collection.html

http://www.francesoir.fr/culture/2009/03/20/exposition-les-primitifs-italiens-tresors-de-la-peinture-a-jacquemart-andre.html

http://www.claudinecolin.com/fr/433-page2-de-sienne-a-florence...-les-primitifs-italiens-collection-daltenbourg

http://www.pixelcreation.fr/graphismeart-design/art/primitifs-italiens/

http://leaule.com/billets-dhumeur/les-primitifs-italiens/


Découvrez Les peintres primitifs italiens exposés au musée Jacquemart-André à Paris sur Culturebox !

07.05.09

Les idées de 1789

  les principes de 1789 

Cours d’histoire de 2de

2009

Plan 

Problématique

Les idées de la Révolution ont influencé l’Europe, Italie du nord, Allemagne, Espagne, pays baltes etc.

En France tout au long du XIXe siècle il y aura une longue lutte entre les idées révolutionnaires et les idées conservatrices.

Encore en 1940 le régime de Vichy veut détruire les idées de la révolution.

Le communisme a à la fois critiqué et copié les idées de 1789. Depuis la chute du communisme en 1991 ces idées reviennent en force en France.

Que peuvent-elles encore nous apporter ? Sont-elles encore valables ? Faut-il les renouveler ?

Nous examinerons les idées de 89 en tentant de les confronter à la réalité, car en définitive ce sont les actes et les actes seuls qui comptent vraiment (et non les mots !)

I) 1789 proclame la liberté

1) Droits de l’homme ou du citoyen ?

2) Les grandes libertés

3) La démocratie, la force publique et l’impôt

II) Le code civil

II) 1789 oublie l’ÉgalitÉ Économique

1) L’égalité dans la Déclaration de 1789

2) Protestations populaires

En 1792…

Le 24 février 1793, des blanchisseuses apportent une pétition à la Convention

Le lendemain 25 février, des émeutes ont lieu à Paris

Les Enragés de 93

Pour lire tout le cours, cliquez : id_esde89

06.05.09

Exposition Giotto : François l'humilité radieuse

Exposition sur le peintre Giotto

Eglise du Val de Grâce, Paris

11 février  11 mai 2009

Eglise du Val-de-Grâce 1, place Alphonse Laveran Paris Ve

Tous les jours de 13 h 30 à 19 h
Sauf les samedis, fermeture à 18 h
7 € et 5 €

RER Port-Royal ou Luxembourg
Bus 38, 82, 83, 91
Parking Montparnasse et Soufflot

Giotto_expoCette petite exposition rassemble une trentaine d’immenses photos d’excellente qualité représentant les fresques de Giotto sur la vie de saint François, peintes au XIIIe siècle sur les murs de la basilique d’Assise, en Italie.

En 1997 un séisme secoue le centre de l’Italie. La basilique de 1228 souffre. Des portions de voûte s’écroulent. Des fresques du peintre Cimabue sont réduites en poussière.

Heureusement on a réussi à en restaurer 30 %. Par contre les peintures murales furent moins endommagées, en particulier celles de Giotto.

Panneau explicatif : la peinture à Florence au XIIIe s. 

Dans la Florence du XIIIe siècle le métier de peintre avait peu de considération car les frais d’apprentissage étant modestes, ce métier n’attirait que les enfants de familles pauvres. L’apprentissage durait entre quatre et treize ans. Les apprentis vivaient et travaillaient dans la maison du maître. Ils formaient une équipe qui ne se quittait jamais. Pour réaliser ses commandes, Giotto voyageait avec tout son atelier.

La fresque est une technique courante dans l’Italie des XIIIe et XIVe s. Elle consiste à appliquer des couleurs sur en enduit encore humide. Toute la difficulté vient du peu de temps disponible pour peindre ; il faut aller vite avant que la peinture ne sèche. De plus la tonalité des couleurs changera lorsque l’humidité sera partie. Et enfin, il est quasi impossible de retoucher le travail.

  Saint François et Assise   o  

Dans l’Italie de ces temps, le commerce et la population urbaine se développent. Il y a beaucoup de bâtiments à décorer. Saint François naît vers 1181/1182. Son père exerce le métier de drapier. A la suite d’une guerre entre cités italiennes, le jeune François est fait prisonnier. Il semble que cette période l’aît beaucoup marqué. Toute sa vie il sera fragile et malade, en particulier des yeux. Très vite il se querelle avec son père qui voit son fils renier son métier. La rupture intervient lorsque François vend un drap pour payer la restauration d’une chapelle. Son père ira jusqu’à lui faire un procès.

François renonce à ses biens et décide de vivre avec les pauvres et les lépreux. C’est vers 1206 que sa vocation apostolique s’affirme et qu’il envoie prêcher ses frères par groupes de deux. En 1209 le pape fonde officiellement l’Ordre franciscains ou des Frères Mineurs et lui donne une règle.

Les papes l’encouragent. En effet, le développement économique et urbain de l’Italie multiplie les hérésies et la contestation se développe : Vaudois des Alpes, Cathares du sud de la France, « Humiliés » du nord de l’Italie

L’implantation rurale du système monacal ne permet pas à l’Eglise de retrouver son pouvoir d’antan. Il est indispensable de favoriser de nouveaux ordres religieux, ceux des Mendiants, plus instruits que les curés de paroisse, qui auront une vie itinérante, prêchant la « bonne » parole de ville en ville, de quartier en quartier.

François voyage en France et en Espagne. Il tente aussi d’aller au Maroc, mais la maladie l’empêche de mener ce projet à bien. En 1219 il part à Acre et Damiette. Il veut prêcher l’évangile auprès du sultan, mais connaissant la difficulté de l’opération, on peut penser qu’ il cherche en réalité le martyr.

Sa vie prend fin en 1326.

Après sa mort, la popularité de saint François est forte. Sa vie devient un sujet répandu dans la peinture italienne. Les franciscains se divisent en deux tendances. L’une radicale, celle des Spirituels s’oppose aux magnificences qu’elle juge contraire à l’idéal de pauvreté. L’autre, celle des Conventuels veut montrer à tous la puissance de l’Ordre. Ils l’emporteront. Comme souvent, l’institution l’emporte sur l’idéal moral.

Assise devient un grand centre religieux. Dans les deux basiliques les murs sont entièrement décorés. Tout est polychromie. La peinture n’y est pas libre, le programme est fixé par les Franciscains.

  L’art de Giotto   o

Giotto di Bondone naît vers 1267 d’un père laboureur. Il commence à travailler comme apprenti dans le tissage de  la laine avant de se consacrer à la peinture. Il meurt en 1337.

Il travaille pour les papes, les rois et les nouveaux ordres religieux, franciscains et dominicains.

Le cycle des peintures sur la vie de François, influencé par le récit de saint Bonaventure comporte vingt-huit scènes.

Giotto est un rénovateur car il est réaliste. Certes à son époque on ne maîtrisait pas encore très bien l’anatomie. Mais il traduit très bien les émotions, l’intensité dramatique de la narration des histoires, le sens de l’intrigue. Les regards se croisent.

Le visiteur le perçoit dans plusieurs scènes.

Lorsque François prêche devant le pape Honorius et les cardinaux, on voit l’intensité de l’écoute qu’ils lui accordent. Dans la scène de sa mort, la douleur des religieuses agenouillées vous arracherait des larmes. Dans la scène suivante, la lamentation des clarisses sur son corps et la tristesse de leurs regards est émouvante. Les femmes jouent un rôle important dans la peinture de Giotto.

Lorsque la vision de François apparaît devant les religieux du chapitre d’Arles, la stupéfaction se lit sur le visage du frère Antoine.

Giotto rend agréables à regarder les bâtiments urbains malgré les balbutiements de la perspective avant la Renaissance. Elie Faure parle à son sujet d’un « grand calme architectural ». La tridimensionnalité des architectures est bien rendue.

J’ai apprécié les couleurs des églises. Je pense aux murs jaunes dans la scène de la mort du chevalier Ceano, aux murs jaunes-verts-rouges dans la scène de l’extase. J’ai ris en voyant pencher la cathédrale saint Jean du Latran dans la scène du Songe d’Innocent III.

On appréciera aussi la bleuité des cielsle prodigieux tapis bleu », E.F.), en particulier dans la Vision des trônes célestes.

En rompant avec la tradition byzantine, Giotto est une sorte de « libérateur » « national » pour autant que l’on puisse utiliser ces termes pour le Moyen Age. Il se démarque de son maître Cimabue encore très influencé par l’art grec. Giotto, lui, n’imite personne. La nature est son seul maître. Il cherche le naturalisme, la sobriété, la simplicité, « l’équilibre d’âme » et ses « ondes calmes » (E.F.). Il peint la vie ordinaire de tous les jours dans les villes italiennes.

« Au chant XI de son Purgatoire, Dante fait dire vers 1320 à Oderisi da Gubbio, enlumineur à Paris, que Giotto avait éclipsé Cimabue […]. Pour Boccace, la peinture de Giotto n'égaie pas seulement les yeux des ignorants, mais réjouit aussi l'esprit des savants (Décaméron, VIe journée nouvelle V). Vers 1320 encore, un commentateur de La Divine Comédie de Dante reprend la comparaison entre Cimabue et Giotto […]. Les jugements de valeur, tous élogieux, certains dithyrambiques, se poursuivent jusqu'aux années 1340 environ ».  (Encyclopædia Universalis).

Informations tirées de

- Panneaux de l’expo, certains basés sur Lucia Corrain, Un maître précurseur : Giotto, Hâtier 1995

- Encyclopædia Universalis 2009, art. sur Giotto, http://www.universalis.fr/encyclopedie/H096531/GIOTTO.htm

- H. Giguère, Les mouvements spirituels de la fin du XIIe et du XIIIe siècles, http://www.geocities.com/~hgig/csp/nvmouvma.htm

- Elie Faure, Histoire de l’Art, l’Art médiéval, Livre de Poche 1964.

03.05.09

Le Caire, cours de géo

Le Caire, une croissance anarchique

Cours de géographie de 2de

Rubrique : villes

Pour lire le texte, cliquer ici : Le_Caire

11.04.09

Vive Beethoven

Dernièrement, avec les secondes, j’ai transformé le cours d’éducation civique en cours d’ECHM (Education civico-historico-musicale).

J’ai parlé de Beethoven, de son admiration pour la démocratie, pour la révolution de 1789, son enthousiasme pour Bonaparte puis sa déception voyant que le général corse se coiffait d’une couronne impériale. Et sa confiance dans l’avenir de l’humanité.

J’ai ensuite passé la Cinquième Symphonie.

Je crois qu’une partie des élèves a aimé. Je leur ai prêté des CD qu’ils m’ont rendus.

Je vais continuer.

Prochains cours d’ECHM : l’hédonisme de Mozart, le blues etc.

08.04.09

Les Lumières, cours

Les idÉes des LumiÈres

cours de 2de

Problématique

I) contre l’absolutisme

1) Principes généraux

2) Quelques exemples

* En matière politique

Montesquieu,

Voltaire

Rousseau pense qu’un pacte social lie les gouvernants et les gouvernés.

* En matière religieuse

* En matière judiciaire

Voltaire († 1778)

iI) Le cosmopolitisme

1) Principes généraux

2) L’anglophilie

3) Exemples

Bayle

Montesquieu

Kant

Voltaire

David Hume

III) Le culte de la Raison

1) Une vision optimiste de la nature

Dieu perd du terrain au profit de la nature.

Les philosophes sont optimistes.

2) L’amour du Savoir

Spinoza

l’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert.

Bilan

Conclusion

pour avoir le texte complet cliquez ici LUMMM

« Accueil  1  2  3  4   Page suivante »
 
 
Remonter

sur le Web SUR CE SITE