lycées de banlieues

Lycées de banlieue populaire. Professeurs, élèves, vie du quartier. Cours et documents d'histoire-géographie. Conseils aux élèves. Conseils pour le baccalauréat. Améliorer le système scolaire, extraits de rapports officiels. Lectures, visites de musées.

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Recherche sur le Web SUR CE SITE

10.11.09

Au pays du Dragon : arts sacrés du Bhoutan, expo

Musée Guimet, Paris 

6, place d'Iéna 75116 Paris

Tous les jours sauf mardi, de 10 h 00 à 18 h 00

http://www.guimet.fr/ 

Au pays du Dragon : arts sacrés du Bhoutan 

Exposition

Jusqu’au 25 janvier 2010

Cliquer ici : Mus_e_Guimet

05.11.09

L’âge d'or hollandais : de Rembrandt à Vermeer, Pinacothèque

L’âge d'or hollandais : de Rembrandt à Vermeer

La Pinacothèque de Paris

28 place de la Madeleine

Jusqu’au 07 février 2010

Pour lire cliquer ici :  agedorhollandais


L'Âge d'Or hollandais de Rembrandt à Vermeer. Bande-Annonce
envoyé par culturexpo. - Films courts et animations.

Histoire des Provinces-Unies 1576-1688

La rÉvolution hollandaise

1576-1688

Pour lire, cliquer : PAYS_BAS

03.11.09

De Byzance à Istambul, Grand Palais

De Byzance à Istambul

byzance_istGrand Palais, Paris

Jusqu’au 25 janvier 2010.


Belle expo sur la triple ville : Byzance, Constantinople, Istambul. De grandes salles où - miracle - on peut déambuler sans être comprimé par la foule.

Lire la suite : ByzanceIstanbul

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31.10.09

Bruegel, Memling, Van Eyck : la collection Bruckenthal

Bruegel, Memling, Van Eyck : la collection Bruckenthal

Musée Jacquemart-André, Paris

Jusqu’au 11-01-2010

Sans la chute du mur de Berlin (il y a vingt ans), nous ne pourrions pas admirer ces tableaux.

Samuel von Bruckenthal (1721-1803) vivait à la cour de Marie-Thérèse impératrice d’Autriche, qui déjà avait unifié sous son contrôle l’Europe centrale. Bruckenthal lui servait de  conseiller, puis se retira dans son pays, la Transylvanie, où il y constitua une collection de peintures, livres et objets d’art. Après sa mort, son château de Hermannstadt (ville actuellement dénommée Sibiu) devint un musée.

Grâce aux autorités roumaines, il nous est possible d’admirer une partie de cette collection. Le clou de l'expo, ce sont les Bruegel (et à mon avis le petit rembrandt)

- J’ai apprécié le Massacre des Innocents à Bethléem de Pieter Bruegel le jeune (v. 1586). Une troupe de soldats (allégorie de l’armée espagnole qui fit couler le sang aux Pays-Bas) égorge les paysans avec de longues piques, elle défonce portes et fenêtres pour continuer sa sinistre besogne dans les maisons. Cela se passe dans un village aux murs de briques, couvert par la neige. Précision  et réalisme des personnages et des paysages de Bruegel.

- Paysage montagneux avec un moulin, Jocodus de Monper (v 1625). Grande montagne jaune sur la droite.

- Paysage à la trappe aux oiseaux, par Pieter Brueghel le jeune (v 1631). Sérénité d’un village autour d’une rivière gelée. Joie et tranquillité du matin hivernal, des paysans jouent aux palets tandis que d’autres patinent. Teintes claires et lumineuses d’une journée hivernale.

- Dans la salle suivante, figure une série de portraits peu intéressants car très codés. De cette suite, émergent les portraits de Wilhem IV duc de Bavière et de son épouse (Hans Schwab von Wertingen, v 1526). Les riches vêtements sont rendus avec des teintes orange et marron.

- Buste d’un jeune homme blond à la collerette, Adriaen Thomas Key (v 1569). Visage éclairé, costume sombre.

- L’homme au chaperon bleu, Jan van Eyck (v 1430). Ce petit tableau a été choisi pour symboliser l’exposition sur les affiches. L’air effrayé (alcool ?) Jean IV de Brabant tient la bague qu’il s’apprête à offrir à son épouse. Regard expressif et peu enthousiaste, traitement délicat du chaperon et de l’écharpe (en bleu lapis-lazuli).

- Une petite merveille : Hercule étouffant le lion de Némée par Rubens. Mouvement confus de l’homme et de la bête entremêlés, couleur rouge impressionnante. Mon tableau préféré.

- Diane et Callisto, Hans Rottenhammer (v 1606). Belles chairs roses à la façon du Titien ; l'influence italienne se fait sentir jusqu'ici..

- Neptune et Amphitrite, Frans II Francken. Une foule joyeuse se bouscule dans l’eau, teintes rouge, rose et bleu.

- Trois femmes et un enfant, esquisse pour l’Eté et pour le Bac, Jacob Jordaens (v 1623). Atmosphère estivale et paysanne, couleurs influencés par le Titien.

- Soldat à sa fenêtre fumant sa pipe, Frans van Mieris, vers 1658. Petit tableau, un soldat moustachu sourit tandis qu’il fait un geste obscène en bourrant sa pipe. Autour de lui, un étonnant mur végétal, comme on en fait de nos jours.

- Marie, Jésus et sainte Anne, Justus Sustermans (v 1630-1640). La Vierge, maternelle, heureuse, et tranquille et fière, aux chairs roses et vêtue d’une robe rouge (style le Titien) tient dans ses bras l’Enfant qui sourit.

-De belles natures mortes. Là encore, c’est très codé. Chaque fleur, chaque fruit, chaque insecte possède une signification religieuse. Qu’importe. On admirera cette explosion de couleur et de vie. J’ai préféré la Guirlande de fleurs de Gaspar Pieter I Verbruggen : fleurs blanches et lys rouges sur fond noir.

On remarquera aussi les teintes jaunes d’une nature morte de Joris van Son (citrons, pêches).

30.10.09

Gérard Oberlé, Itinéraire spiritueux

Gérard Oberlé, Itinéraire spiritueux, Le livre de Poche 

Un livre agréable, reposant, avec un vocabulaire truculent dans l’esprit de Rabelais et de Jim Harrison qui rédigea des pages savoureuses sur l'art du bien manger et du bien boire.

« L’ancien mot ivrongne est l’anagramme de vigneron. J’ai voulu célébrer les deux dans un récit familier et burlesque où se croisent des poètes et des paysans, des bonnes filles et des vilains garçons, des chanoines et des chiens… et mon père. Le cul des bouteilles m’a servi de lorgnette et les verres de cocktail de kaléidoscopes. […] Quand je verrai les choses comme elles sont réellement, il sera temps de fermer boutique.  […]

Page 18. Chez nous, on réservait la flotte à des usages purement externes : arroser les tomates, tremper la morue ou se débarbouiller le museau.

Page 26. Dans la famille de mon père également, l’alcool a expédié ad patres quelques pauvres diables d’oncles. […] La plupart des autres se saoulaient par ennui.

Page 41. L’alcool est une potion magique, un fertilisant pour les esprits dégoutés du terre à terre qui ont besoin de mettre du surnaturel dans leur vie.

Page 70. « Celui qui peut, agit. Celui qui en est incapable, enseigne » a dit Bernard Shaw dans Maxims for Revolutionnists. Je n’ai enseigné que quelques mois, étant bien trop remuant et indiscipliné pour faire carrière dans un système aussi organisé. […]

23.10.09

Kimonos à Bagatelle

Exposition sur les kimonos

Du 16 mai au 15 juillet 2008

Dans le bois de Boulogne, à Paris.

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Parc de Bagatelle

Après l’exposition on pourra faire un tour dans la roseraie.

Métro pont de Neuilly, puis autobus 43

Métro porte Maillot, puis autobus 244

Métro porte d’Auteuil, puis autobus 241

Ou en voiture ! En semaine, on gare facilement.

Le kimono, un vêtement vieux de plusieurs siècles. Plusieurs pièces d’étoffe de 35 cm de large sont cousues ensemble. Cela donne un vêtement plat, ce qui facilite ensuite le travail de broderie.

Il y a les kimonos de mariage, ceux qui servent pour aller en ville etc.

Les décorations mélangent plantes et animaux symboles de bonheur et de longévité : chrysanthèmes, saules, pins, grues, tortues etc.

Vers 1900 le thème du kimono influence plusieurs artistes européens. De leur côté, les Japonais s'inspirent parfois de vêtements européens.

Les identités ne sont pas closes. 

Belles couleurs. J’ai préféré les rouges éclatants, les gris-verts, les bleus, un peu moins les violets et les mauves.

Un enchantement.

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28.07.09

Le siècle de Watteau

Le siècle de Watteau

Dessins français du XVIIIe siècle du musée Cognacq-Jay à Paris

Du 28 Mars 2008 au 13 Juillet 2008 

8 rue Elzévir 75003 Paris Tél. : 01.40.27.07.21

Horaires : 10 h - 17 h 40

Ouverture : Mardi, Mercredi, Jeudi, Vendredi, Samedi, Dimanche

Les collections permanentes sont gratuites.

http://www.paris.fr/portail/Culture/Portal.lut?page_id=6466

Voici un cadre enchanteur, le quartier du Marais, entre la rue Rambuteau et la place des Vosges. Un immeuble ancien, de charmants escaliers avec vieilles pierres, balustrade et fer forgé, boiseries XVIIIe.

Le musée est consacré au XVIIIe s. On parcourt librement la partie réservée aux collections permanentes. Il y a de belles peintures sur Venise à l’étage.

Vous y verrez des peintures de Fragonard, Greuze et Chardin : le « Portrait de jeune fille » de Greuze, « Perette et le pot au lait » de Fragonard. ..

Souvenirs de l’expo

Antoine_Watteau___study_of_headsLes Watteau ne sont guère nombreux, dommage car il constitue le plus grand de ces maîtres.

Watteau sait comme nul autre peindre le naturel, un mouvement fugitif, l’abandon des corps, le plaisir. Il rédige avec son pinceau un pamphlet contre le christianisme puritain et sévère du XVIIes finissant, contre les jansénistes et Mme de Maintenon, contre la fin sinistre du règne louisquatorzien. Il est dans l’ambiance libérée de la Régence.

Voici quelques dessins qui me plurent.

WATTEAU

- Jeune femme assise à terre, sanguine, vers 1717. Quel naturel, un regard vif, des cheveux ramenés, la gorge fascinante.

- La buveuse, v. 1715. Une jeune femme accoudée, nonchalante, son épaule nue attire le regard. Non loin, un verre vide atteste qu’elle sait prendre du bon temps.

- Deux jeunes femmes vues de dos. Nuques fascinantes.

François Boucher

- Jeune sirène couchée sur le dauphin, François Boucher, v. 1748. Une très jeune femme nue.

Lavreince

- La consolation de l’absence, par Lavreince. Dans un salon une jeune femme regarde sa montre. Qui attend-elle ? Son amant est-il en retard ? Pourquoi ?

Huet

- Départ d’une foire, par J. B. Huet (1745-1811). Plume et encre, rehauts d’aquarelle. Plusieurs animaux : chèvre, âne, mouton, vache. Des joueurs de flûte.

http://www.infosjeunes.com/Le-siecle-de-Watteau,-dessins-francais-du-XVIIIe-siecle-Musee-Cognacq-Jay_a73861.html

http://www.evene.fr/culture/agenda/le-siecle-de-watteau-22861.php

http://fr.wikipedia.org/wiki/Watteau 

22.07.09

Christian Lacroix. Histoires de Mode

Exposition Christian Lacroix en 2008

Christian Lacroix. Histoires de Mode
clacroixdu 8 novembre 2007 au 20 avril 2008
 

Musée des Arts Décoratifs - Mode et Textile - rue de Rivoli - Paris

Les Arts décoratifs ont offert à Christian Lacroix l’occasion de présenter une exposition sur sa vison de l’histoire de la mode du XVIIIe siècle à nos jours. Un défi qui renverse les barrières, Chr. Lacroix travaillant en même temps comme couturier, historien et conservateur de musée, faisant preuve à la fois d’objectivité et de subjectivité.

Quelle curieuse idée, toutefois, de raconter mes impressions dans un blog sur les banlieues sensibles ! Et pourtant… Pourquoi les banlieues sensibles ne le seraient-elles pas, sensibles justement, à la mode ? Pourquoi l’amour de la mode serait-il réservé aux bourgeois ? D’autant plus que les demoiselles rivalisent d’élégance, dans nos lycées. Bien plus que dans les établissements de mon époque (début des Sixties) où régnait la dictature blafarde des jeans et tee-shirts.

Sur les murs du musée, des textes de Chr. Lacroix qui se révèle un intellectuel politique en même temps qu’un artiste du beau langage. Car la mode est une question très politique. Politique au sens large, et non pas politique-politicien. Cela ne constitue pas une révélation, d’ailleurs. On le savait depuis la querelle de 1910 sur les jupes-culottes où l’on vit les nationalistes attaquer le vent nouveau. L’extrême-droite voulait corseter les femmes et la société.

J’ai noté quelque formules par lesquelles le couturier expose le programme (politique) de son travail :

« Une étrangeté (étrange-étranger) d’actualité ». 

« La couleur, les fleurs, les graphismes, l’ethnique ».

« Mixer-centrifuger les pièces du musée  avec un regard d’aujourd’hui et le futur immédiat en perspective».

« Mélanges interdits de couleurs et de motifs ».

Il nous explique comment il a été fabriqué par l’Arles de son enfance, ville espagnole. L’essentiel de son inspiration vient d’Espagne. Il fut aussi influencé par les Tziganes des Saintes-Maries–de-la-Mer et leurs capes colorées, les costumes des gardians mêlant rayures, pois et carreaux. Au fait… Chanel n’a-t-elle pas fait une robe « gitane » en 1939 ? On s’explique pourquoi que le régime de Vichy a persécuté les Tziganes et leur liberté d’artistes. Vous voyez, je vous l’avais dit : on en revient à la politique.

« Je n’ai pas un... sentiment de patrie » déclarait à la télévision Karl Lagerfeld en février 2006.

La mode s’oppose au nationalisme étroit, aux identités corsetées et barricadées. La mode plaide pour le dialogue entre les cultures, pour des emprunts réciproques, pour une révolution permanente.

Voici quelques robes qui m’ont tapé dans l’œil :

- La Quand-Même et la Victoria avec leurs grandes fleurs.

- La robe cocktail 1957 de Dior.

- Une petite robe toute simple, blanche avec de petites cerises rouges, de Paul Poiret (1912).

Et sa vision du temps qui ne peut pas ne pas retenir l’attention de l’historien :

- « J’aime le XVIIIe vu ou revu par les années 50, les années 40 regardées par les années 80, le filtre d’une époque sur l’autre plus que l’authenticité supposée d’une décennie qu’on ne peut plus vérifier ».

Lacroix encore : « Je suis embarrassé par les choses trop neuves. L’ancien, l’abîmé, la patiné insufflent quelque chose de plus vif qu’une coupe aérodynamique ou un stretch. ».

Sa sensualité, lorsqu’il évoque les liturgies d’antan, le catéchisme, les églises, la fête de Pâques et les parades de la tauromachie. En témoigne une robe noire avec un motif en forme de croix byzantine sur la poitrine.

21.07.09

Wlaminck, un instinct fauve

Wlaminck rÉhabilite la banlieue

Exposition Wlaminck, un instinct fauve 

affiche_

Musée du Luxembourg, Paris 

20 février - 20 juillet 2008 

L’exposition rassemble des œuvres de 1900 à 1915.

Maurice Wlaminck (1876-1958) peint la banlieue parisienne au début du XXe siècle, une banlieue naissante, en pleine croissance, avec de nombreux emplois, dont le rôle économique était central. Tout tournait autour d’elle. Pauvre, misérable, mais indispensable au système productif. Une banlieue qui inquiétait déjà car les « Apaches » d’alors valaient bien les « sauvageons » d’aujourd’hui…

Wlaminck veut réhabiliter cet univers. 

Les lieux peints se nomment Chatou, Le Pecq, Rueil-Malmaison, Nanterre (cf le tableau Les bords de Seine à Nanterre 1904). La Seine les relie. Les ponts sont souvent représentés avec des angles insolites, comme le pont de Chatou vu d’en bas.

Il représente des usines avec leurs cheminées crachant la fumée, des chalands, des péniches, des remorqueurs, de petits jardinets.

Il y a aussi de charmants petits villages bucoliques avec le clocher de l’église, les rues paisibles, les cultivateurs poussant la charrue.

Wlaminck met en scène un peuple dont il se sent proche : paysans, charretiers, mariniers, consommateurs accoudés devant le zinc, prostituées de cabarets outrageusement maquillées.

Pour Wlaminck la banlieue est belle. Il lui choisit les meilleures couleurs, les plus lumineuses, les plus fortes, avec des rouges, des jaunes ou des oranges étincelants qui magnétisent. Ses rouges de 1904-1906 sont admirables, d’une violence qui fait penser au maître Van Gogh.

Il montre les objets les plus quotidiens dans leur matérialité brute : pots, verres, bouteilles.

Cela ne l’empêche pas, comme beaucoup d’artistes, de s’ouvrir aux civilisations d’Outre-Mer. Il collectionne les masques et statuettes d’Afrique, de Nouvelle-Zélande.

Plus tard, à partir de 1909, Wlaminck abandonne sa fascination pour les couleurs vives pour un style proche de l’expressionnisme allemand et du cinéma des années 1910-1920. Les œuvres les plus réussies sont Le Village à l’Eglise de 1910 et Vin-Liqueurs de la même année.

http://www.senat.fr/evenement/vlaminck/index.html

http://fr.wikipedia.org/wiki/Maurice_de_Vlaminck

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