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13.11.12

Utagawa Hiroshige, exposition

Je me souviens de cette rencontre profs-parents au collège du Chesnay (78) il y a bien longtemps. Un père d'élève me demandait pourquoi on parlait si peu de l'Asie dans les programmes. A l'époque je pensais qu'il fallait plutôt se concentrer sur la France, l'Europe et la Méditerrannée.
En vieillissant je deviens par contre de plus en plus francophobe et de plus en plus asiaticophile. Vivement que les Chinois (les Japonais, les Indiens...) viennent nous envahir ! vive la mondialisation !

Utagawa Hiroshige
Exposition à la Pinacothèque de Paris
À la Pinacothèque de Paris, du 03 octobre 2012 au 17 mars 2013   

Hiroshige

 

http://www.pinacotheque.com/
http://www.pinacotheque.com/no_cache/fr/accueil/expositions/aujourdhui/hiroshige.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/Hiroshige

Utagawa Hiroshige naît en 1797 au Japon dans une famille de samouraïs. Un jour un éditeur lui commande des vues d’Edo (la grande ville). Utagawa Hiroshige se consacra uniquement à l’art et aux estampes.

Parmi ses œuvres :
- Les 5 étapes du Tokaïdo
- Les 8 vues d’Omi
- 10 vues de Kyoto
- Les 69 étapes du Kisokaido
- Il illustre des ouvrages de pèsie humoristiques
- 100 vues célèbres d’Edo.
- Les 36 vues du Mont Fuji.
Il meurt en 1858.

Utagawa Hiroshige a fasciné les impressionnistes français. A partir de 1887, il est la principale référence de Van Gogh.
Il peint le monde des pèlerinages, des voyages mythiques sur les routes d’Edo à Kyoto.
Les panneaux explicatifs nous apprennent que dans ces estampes il ne faut pas forcément  voir des descriptions réalistes mais des prétextes à méditer. La perspective y est profonde, conduisant aux rêveries. L’artiste est là, non pour montrer le monde tel qu’il est, mais pour inciter le spectateur à rêvasser, à effectuer un voyage virtuel. D’ailleurs Hiroshige ne va pas toujours sur place, c’est même rare. Il se sert des guides de voyages édités dont il copie, utilise ou transforme les scènes.

Les pèlerins marchent, gravissent des escaliers, franchissent des rivières sur des ponts ou des bacs. Les ponts et les quais sont souvent représentés : que symbolisent-ils ? Un moine bouddhiste sur un pont tient un éventail. On change de porteurs en arrivant dans un poste de frontière provinciale.

On voit des sanctuaires comme celui de Kanda, ou celui de Tenman, sous la neige. Des scènes étranges : une tortue suspendue à la balustrade d’un temple, un homme rentre dans un temple, une énorme cuiller à la main. Les lanternes de pierre dans la cour d’un temple.  

387px-Hiroshige_-_Evening_Shower_at_Atake_and_the_Great_Bridge

 

Les auberges sont nombreuses. Une procession quitte l’auberge avant l’aube les voyageurs se reposent dans une boutique à thé. Connaissez-vous ce plat savoureux que l’on nomme la « baleine des montagnes » ? Il suffit de faire cuire du cochon sauvage avec des poireaux !
Un vendeur de livre itinérant.

L’artiste montre aussi des rues commerçantes avec leurs boutiques de tissus, les charrettes que l’on décharge, les portefaix, un homme qui taquine un chien, les élégantes en kimono. Voici une boutique qui vend du saké, des poissons et des médicaments. Et le marché aux poissons de Nishonbashi. Des femmes racolent les voyageurs. Un mendiant.
Images joyeuses comme ces lutteurs de sumo, les cerfs-volants du Nouvel An, un concours de tir à l’arc.

Peu à peu il se spécialise dans les paysages. Utagawa Hiroshige  peint des femmes avec leurs ombrelles se promenant sous les cerisiers en fleur de la colline Osukayama, ou les pergolas de glycines près du sanctuaire Kameida. Il représente le Mont Fuji au matin ainsi qu’un village sous la neige du soir.

Un diaporama nous montre un champ désolé avec ses herbes d’automne, une pluie violente, une bourrasque, des voyageurs qui s’abritent, des flocons de neige, une brume matinale. Le vent emporte le chapeau de paille d’un homme qui lui court après. Les hautes herbes plient sous le vent.
Un homme allume sa pipe, des ombres de piétons défilent au crépuscule sur un pont, les barques qui rentrent au port avant la tombée de la nuit, on récolte le coton, une procession religieuse s’avance.
Les lieux portent des noms étranges comme cette « Pierre qui pleure dans la nuit ».


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