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21.09.12

Les bolcheviques

« Il est nécessaire que les fonctions de l’Etat se transforment en des opérations de contrôle et d’enregistrement si simples, qu’elles soient à la portée de l’immense majorité, et puis de la totalité de la population. Et pour supprimer l’arrivisme, il faut que les fonctions « honorifiques » au service de l’Etat, si même elles ne rapportent rien, ne puissent servir de tremplin pour atteindre des postes hautement lucratifs dans les banques et les sociétés par actions. (...)
Lénine, l’Etat et la révolution, août-septembre 1917.

« Si les mencheviks étaient laissés en liberté, maintenant que les bolcheviks ont adopté leur politique (la NEP), ils réclameraient le pouvoir ; laisser d’autre part en liberté les socialistes-révolutionnaires, alors que la masse énorme des paysans est opposée aux communistes, équivaudrait à un suicide ».
Radek, Xe Conférence du Parti, mai 1921, p.66.
Mencheviks et socialistes-révolutionnaires : partis opposés aux communistes.

« Que signifie cela ? Chaque ouvrier saurait-il administrer l’Etat ? Les gens pratiques savent que c’est une fable... Les syndicats peuvent-ils assurer la gestion ? Tous ceux qui ont plus de trente ans et ont quelque expérience pratique de l’édification socialiste, éclateront de rire. »
Lénine, 24 janvier 1921.

« Ayant entendu les représentants des équipages délégués par l’Assemblée générale des bâtiments pour se rendre compte de la situation à pétrograd, les matelots décident : (...)
2) D’exiger la liberté de parole et de la presse pour les ouvriers et les paysans, les anarchistes et les partis socialistes de gauche ;
3° D’exiger la liberté de réunion et la liberté des organisations syndicales et des organisations paysannes ; (...)
5° De libérer tous les prisonniers politiques des partis socialistes, ainsi que tous les ouvriers et paysans, soldats rouges et marins emprisonnés (...)
7° De supprimer tous les Politotdiel (Sections politiques) car aucun parti ne doit avoir de privilèges pour la propagande de ses idées ni recevoir de l’Etat des ressources dans ce but. (...)
11° De donner aux paysans la liberté d’action complète sur leur terre ainsi que le droit du bétail qu’ils devront soigner eux-mêmes et sans utiliser le travail des salariés (...).
Résolution des marins de Cronstadt, mars 1921.

« Avant tout, il faut écarter des postes dirigeants ceux qui, au premier mot de protestation ou d’objection, brandissent contre les critiques les foudres des sanctions. (...) Notre jeunesse ne doit pas se borner à répéter nos formules. Elle doit les conquérir, se les assimiler, se former son opinion, avec le courage que donnent une conviction profonde et une entière indépendance de caractère »
Trotski, Cours nouveau, 1923.

Documents extraits de Kostas Papaioannou, Marx et les marxistes, Gallimard 2001.

 


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