lycée banlieue culture

Le Savoir pour s'ouvrir, comprendre, regarder. Histoire, musées, lycées, actualité, cours, documents, géographie, conseils pour le bac, améliorer le système scolaire, pédagogie, Judaïsme. Christianisme. Islam. Migrations. Expositions. Livres

07.04.11

Ce soir oppressant n’en finit pas de finir (poésies pakistanaises)

Ce soir oppressant n’en finit pas de finir.

Ye sham-e-sitam khatam hoti hi nahin. –

 

Date d'édition : 04-2011

Auteur(s) :      Hidayat Hussain

Aire géographique culturelle : Pakistan

Les Editions Bénévent

14,50 €

________________________________________

 

 

Comment vivent les âmes sensibles au Pakistan la descente de leur société dans l’enfer d’une violence insensée? Quel meilleur moyen dispose-t-on de le savoir que de parcourir les œuvres de poètes pakistanais ? Car le poète voit plus haut que l’horizon et ce sont les poètes du Pakistan qui ont mieux que quiconque senti le délitement progressif du tissu social et la lente autodestruction de leur pays.HH___couverture_livre_1

 

La poésie au Pakistan est l’un des moyens les plus privilégiés pour communiquer les sentiments et les états d’âme. Elle sert également à commenter et à chroniquer les événements et à exprimer son opinion sur tout et rien. Elle n’y est pas véhiculée par les seuls recueils de la poésie, les livres scolaires et les revues littéraires. Elle est présente partout d’une façon très diffuse : les proverbes qui sont très souvent en vers,  les contes pour les enfants qui sont toujours ponctués de vers, les injures rimées de garçons, la poésie dévotionnelle chantée dans les congrégations religieuses, les graffitis muraux, les slogans politiques rimés, les écriteaux sur les tombeaux, les quatrains sur les sujets brûlants d’actualités dans les quotidiens ourdous, les inscriptions sur les camions, bus et rickshaws  etc. Et puis il y les récitals publics de la poésie et les rassemblements politiques où il est habituel d’avoir un ou deux poètes pour réciter leurs poèmes. Même les mendiants et les vendeurs à la crié dans cette partie du monde font passer leur message en rime.

 

L’ouvrage d’Hidayat Hussain  aborde la tragédie pakistanaise en captant les espoirs, la rage et les déceptions du peuple pakistanais à travers l’œuvre des poètes qui ont su le mieux les interpréter. Il nous fait découvrir une société qui souffre dans son âme et dans son corps mais à laquelle l’on ne saurait  nier son fond culturel riche, beau et sensible.

 

Note biographique – Hidayat Hussain

Hidayat Hussain est né en 1948 à Hyderabad dans la province du Sind au Pakistan. Après avoir été activiste dans le mouvement estudiantin au Pakistan dans les années 60’ et au début des années 70’, il a vécu cinq ans en France où il a obtenu une licence de sociologie à l’université de Paris VIII (localisée à Vincennes à l’époque). Il a été enseignant de français à l’Alliance Française de Karachi avant de rejoindre le Service Economique français à Karachi où il est actuellement responsable d’études. C’est son premier ouvrage en français.  

 

4e de couverture

Le Pakistan défraie la chronique quasi quotidiennement pour les raisons que l’on connaît. Au-delà de l’actualité il y a le vécu d’un peuple qui vit, qui rêve et qui désespère. Cet ouvrage aborde la tragédie pakistanaise en captant les espoirs, la rage et les déceptions du peuple pakistanais à travers l’œuvre des poètes qui ont su le mieux les interpréter. Il nous fait découvrir une société qui souffre dans son âme et dans son corps mais à laquelle l’on ne saurait  nier son fond culturel riche, beau et sensible.

 

 

 


Commentaires

Poster un commentaire







 

Remonter (pour la page suivante, cf + haut)