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12.03.11

La fabrique des garçons. Sanctions et genre au collège

Sylvie Ayral

La fabrique des garçons. Sanctions et genre au collège

PUF 2011

 

Extraits de :

http://www.puf.com/wiki/Autres_Collections:La_fabrique_des_gar%C3%A7ons._Sanctions_et_genre_au_coll%C3%A8ge

 

La grande majorité (80 %) des élèves punis au collège sont des garçons. Comment expliquer ce chiffre en contradiction avec le discours égalitaire officiel ? Pourquoi n’attire-t-il pas l’attention des équipes éducatives ?

Ce livre propose d’interroger la sanction à la lumière du genre. Il montre l’effet pervers des punitions qui consacrent les garçons dans une identité masculine stéréotypée et renforcent les comportements qu’elles prétendent corriger : le défi, la transgression, les conduites sexistes, homophobes et violentes.

L’ouvrage explore cette hypothèse en interrogeant les règlements intérieurs, les sanctions et en donnant la parole aux élèves et aux adultes. Il nous présente, de façon drôle ou émouvante, les dessous de ces rapports de sexe qui forment la vie quotidienne au collège.

Aux antipodes de la tolérance zéro et du tout répressif, l’auteur plaide pour une éducation non sexiste, une mixité non ségrégative et la formation des enseignants au genre.

 

Avant-propos

Préface

Introduction

 

Chapitre premier. — Cadre théorique

Punitions et sanctions en éducation

La sanction, une place centrale et complexe

Analyser le système punitif dans son champ de fonctionnement

Construction de l’identité sexuée et univers scolaire

Une posture méthodologique : l’interactionnisme symbolique

Chapitre II. — Enjeux épistémologiques, méthodologie, terrain

Atouts et limites de ma posture de recherche

Choix des terrains et accès aux données

Approche quantitative

Approche qualitative

Terrain

Chapitre III. — L’appareil punitif : un système de pouvoir autonome

Mettre en scène la hiérarchie des pouvoirs…

Énoncer la loi et définir les déviances

Lecture juridique des faits d’indiscipline : un simulacre de justice ?

La sanction : du domaine pédagogique au domaine punitif

Chapitre IV. — Asymétrie sexuée et impensé

Sanctions et asymétrie sexuée : approche comparative

La légitimation de l’asymétrie sexuée

Le genre ou la remise en question du sexe comme catégorie classificatoire

Chapitre V. — Des représentations aux pratiques : la fabrique des garçons

Collège et rapports sociaux de sexe : l’hégémonie des valeurs viriles

Rites virils et rites punitifs : un renforcement réciproque et pervers

 

Mon commentaire

 

Les sanctions sont peu efficaces et renforcent les garçons dans un rôle stéréotypé de macho. Elles deviennent un rite initiatique masculin. Elles encouragent l’autoexclusion.

Ce sont d’ailleurs des sanctions très modérées et fictives qui humilient davantage qu’elles ne sanctionnent réellement. Les adultes veulent rétablir une hiérarchie.

Les règlements intérieurs accordent souvent une importance excessive à des détails symboliques et protocolaires : le voile pseudo-islamique, les vêtements « provocants » (deux articles qui concernent exclusivement les filles), le port de la casquette (garçons), les élèves assis sur les marches, les baisers entre amoureux (qui prennent un importance démesurée pour les adultes travaillant en collège)… A mon avis il s’agit là de futilités et de détails sans importance.

Du côté des adultes, l’administration cherche surtout à ne pas faire de vagues et les enseignants ont tendance soit à se venger avec sadisme soit à prendre une attitude maternante tout aussi aliénante. L’attitude féminine ne vaut guère mieux que le comportement masculin. Le modèle reste celui du Père Fouettard ou celui de la Madone.

La solution ? mais il y en a-t-il ?

Je suis sceptique sur ce discours fondé sur le genre et une éducation non sexiste.

Que faire lorsque la création d’emplois se tarit, lorsqu’on se sait condamné aux petits jobs, lorsqu’on a le sentiment d’être exclu, lorsque la culture enseignée apparaît comme sans intérêt, lorsque les Blancs stigmatisent l’islam, lorsque la classe moyenne vit dans ses rêves.

Ne faut-il pas baisser le niveau des cours, réduire l’importance de cette culture générale intrinsèquement élitiste, améliorer l’aspect formation professionnelle.

Ne faut-il pas supprimer les examens inutiles comme le Brevet, supprimer les conseils de classe, supprimer la notion de programme scolaire, laisser chaque enseignant libre de noter comme il le souhaite (sur 5 degrés, sur 10, par lettre etc.).


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