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29.07.10

Richard RORTY, Un philosophe conséquent

 

vrinEn baguenaudant place de la Sorbonne à Paris, j’entre dans la librairie philosophique J. Vrin. Que de merveilles. Que de livres passionnants. Je suis exalté.

Voici un de mes achats (aïe aïe aïe le compte bancaire...).

http://www.vrin.fr/html/main.htm

http://fr.wikipedia.org/wiki/Librairie_philosophique_J._Vrin

 

 

 

Irma Julienne ANGUE MEDOUX, Richard RORTY, Un philosophe conséquent, L’Harmattan 2009

 

P. 60. Du coup, la question centrale de la philosophie n’est plus de savoir comment pouvons-nous fuir l’erreur pour fonder la science, mais de montrer de quelles manières nous pouvons tirer profit de nos erreurs pour espérer à un futur meilleur. […] La science […] doit plutôt établir qu’il n’est de réalité qu’humaine, temporelle, historique ou épistémique. […]


P. 61. Rorty pense que la science ne se fonde pas sur la méthode, mais repose sur « un accord des esprits » (Rorty, SS, p. 41). C’est dire qu’il n’existe pas de science sans ce « débat libre et ouvert » (Rorty, SS, p. 55) qui engendre un accord sans contrainte » (Rorty, SS, p. 48).


P. 71. « Le meilleur argument dont nous disposions, nous autres partisans de la solidarité, contre les partisans réalistes de l’objectivité, c’est l’argument niezschéen selon lequel le mode métaphysico-épistémologique occidental traditionnel d’établir nos habitudes a tout simplement cessé de fonctionner » (Rorty, OVR, p. 54).

Rorty critique la conception réaliste du savoir qui associe « science », rationalité » et « objectivité », et qui conçoit la science comme une discipline qui offre une vérité « objective », « dure » (Rorty, SS, p 46).

[…] Cette approche conduit à disqualifier certaines branches du savoir (l’art, la poésie, la littérature) du champ de la raison au motif que leur démarche n’obéit pas au mode de rationalité opératoire dans les « sciences ».

Ainsi, on prive les sciences humaines du statut d’activité rationnelle sous prétexte qu’elles ne disposent pas d’un critère clair pour juger du succès d’une théorie scientifique. rorty


P. 72. A l’opposé de cette conception qui surévalue le pouvoir de la raison […], Rorty affirme que la raison humaine est limitée, faillible : il opte pour une « conception faible de la rationalité ». […] Autrement dit, le véritable rationalisme selon Rorty ne consiste pas en la croyance ferme dans des capacités de la raison à gouverner le monde, ou à rendre l’homme maître et possesseur de la nature. Il réside plutôt dans la foi dans les valeurs nobles de la société ouverte comme la solidarité, la liberté, la justice…

[Rorty attache l’usage de la raison à] « un ensemble de vertus morales comme la tolérance, le respect des opinions de ceux qui nous entourent, la capacité d’écoute, la confiance placée dans la persuasion plutôt que dans la force. » (Rorty, SS, p. 48-49).


P. 73. Pour Rorty, le rationalisme ne se confond pas avec le désir de se soustraire aux limitations de sa culture, de sa tradition ou de sa communauté ; il consiste simplement à reconnaître les limites de la raison et à édifier le progrès de la société dans l’ensemble sur l’ « entente intersubjective ». Donc l’analyse que fait Rorty du rationalisme moderne prend en compte cette idée de Dewey : « la raison, telle qu’elle a été utilisée par le rationalisme historique, a eu tendance à se montrer désinvolte, orgueilleuse, irresponsable, rigide. En un mot : absolutiste ».


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