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23.07.10

Archéologie et histoire du royaume d'Arabie Saoudite

Exposition sur l’Arabie

musée du louvre

2010 


Routes d'Arabie - Archéologie et histoire du royaume d'Arabie Saoudite st_les

Antiquités orientales et Arts de l'Islam


musée du louvre

rez-de-chaussée

 

Voici une bonne sortie pour les élèves de banlieue sensible. De quoi réfléchir sur cette identité arabe tellement théâtralisée et idéalisée. Il faut accepter la différence, la transformation, bref l'histoire.Le professeur d'histoire en banlieue doit insister sur l'existence d'une histoire arabe pré islamique.

Les sorties de début d’année sont plus profitables que celles du mois de juin car elles permettent d’établir tout de suite de meilleurs liens entre profs et élèves. Encore faut-il avoir les crédits nécessaires pour payer le car, l’entrée, la conférencière etc. Or les crédits diminuent.

Ceci dit, les sorties scolaires ne sont pas non plus une obligation. Rien ne remplace le cours classique.

 

Trois cents œuvres dont les deux tiers antérieures à l'islam révèlent l’archéologie et l’histoire du royaume d’Arabie Saoudite, de la préhistoire au début du XXe siècle.

Elles viennent du musée national de Ryad, du musée archéologique de l'université du roi Saoud et de musées régionaux. Certaines n'étaient encore jamais sorties du pays. Beaucoup sont issues de fouilles archéologiques menées par l’Etat saoudien.

Cette expo répond à un but politique positif. Président de la commission des Antiquités saoudiennes, le prince sultan Bin Salman, pense que l’exposition peut changer la façon dont son pays est perçu. "Notre culture et notre religion ont été kidnappées par des extrémistes qui n'ont rien à voir avec notre morale", dit-il.

Il s’agit aussi de resserrer les liens avec le musée du Louvre.

Souhaitons que cette exposition soit aussi présentée dans un pays musulman : pourquoi pas la Jordanie, la Tunisie et le Maroc dans un premiers temps. Ensuite l’Arabie Saoudite lorsque les esprits seront prêts.


L’Arabie, sous-partie de l’Asie, entre la Méditerranée et l’Océan Indien, faisait jadis le lien entre Rome, Athènes, Alexandrie, Constantinople, les ports de l’Inde et de la Chine.

Elle se trouvait entre les producteurs de richesses asiatiques (épices, encens…) et les riches consommateurs des empires méditerranéens.

De nombreuses routes commerciales passaient par la Mer Rouge, le Golfe Arabo-persique et le Désert Arabique. Suivant les circonstances, les rivalités entre Etats et tribus, l’insécurité de tel ou tel trajet, les routes se modifiaient faisant la fortune ou l’infortune des villes-oasis et des petits royaumes qui les dirigeaient.

De multiples influences culturelles venues de l’extérieur modelèrent la vie quotidienne des habitants. Il y avait en Arabie une sorte de métissage, de multiculturalisme. 

Voici pour nos élèves une leçon à retenir : aucune identité n’est immuable, congelée, fermée sur elle-même. Les identités connaissent une transformation permanente.


Cette exposition montre le riche passé de la péninsule, de la Préhistoire jusqu’à l’époque ottomane.

La première partie de l’exposition suit une logique géographique : la partie orientale, le sud etc. La deuxième partie est consacrée à la période musulmane.


Avant la période musulmane


Sud


La ville de Qaryat al-Fâw qui contrôle les pistes du Sud de l’Arabie vers le Golfe. Dès les IIIe et Ie siècles avant J.-C. elle devient un comptoir commercial. C’est la capitale du royaume de Kinda. Les archéologues ont trouvé des restes urbains, un sanctuaire, des caravansérails (sortes d’hôtels-restaurants-entrepôts pour voyageurs de commerce, les « relais routiers » de l’époque).

L’élite du pays fut influencée par la culture égyptienne puis par la culture hellénistique (royaumes méditerranéens gréco-orientaux des successeurs d’Alexandre le Grand).

-   Peintures murales colorées : scènes de banquets funéraires influencées par le culte de Dionysos, visages humains, signes du Zodiaque

-   Linteau avec le dieu Kahlum

-   Inscription : une offrande pour les dieux a été prélevée sur les richesses du marché de l’oasis

-   Statues de dromadaires avec dédicaces aux dieux

-   Poids zoomorphes, monnaies

-   Magnifiques statues en calcite-albâtre, d’un blanc presque transparent

-   Fragments de tissus : buste d’homme, quadrillages

-   Verreries importées du Levant ou d’Egypte : une grande coupe translucide, de belles coupes bleues très répandues dans l’empire romain

-   Amulettes égyptisantes

-   Statues d’Harpocrate, Artémis, Isis, Héraclés

-   Tête d’homme en bronze (1er et 2me s. apr)

-   Une des plus anciennes inscriptions en arabe ancien, du 1er s apr, protège une tombe contre les pilleurs, acheteurs et démolisseurs des siècles futurs.


Najran, non loin de la frontière yéménite

Riche oasis agricole, carrefour commercial. Beaucoup d’écoles.

Vers 523 de notre ère, le roi yéménite Yussuf qui se réclame du judaïsme masscre la communauté chrétienne.


Nord


Al-Ula, au nord de Médine

Un royaume fort qui maîtrisait le commerce caravanier.

Magnifiques statues en grès rouge trouvées dans le sanctuaire de Kuraybah. IVe au IIe s avant J.-C. Les modelés des hommes sont bien rendus. Les plus grandes sont des statues de rois lihyamites. Influence égyptienne et levantine. Sans doute des artistes de grande qualité venus de l’étranger.


Tayma

Tayma_St_le_d_dicace_aram_en_au_dieu_Salm-   Stèle gravée, VIIIe - XIe s av JC, table à offrandes chargée de cadeaux, deux jarres, un palmier-dattier, de la vigne, un personnage. Influence néo-assyrienne ?

-   Autel des Ve IVe s avant : un prêtre, une tête de taureau, soleil, lune, étoile. Influence du culte du dieu Apis.

-   Stèle avec une inscription en araméen et deux déesses syriennes.

-   Stèle avec des yeux gravés, inscriptions araméennes. Ve – Ive s avant JC.

 

 

 

Province orientale.


Thâj, ville très riche grâce au commerce.

Une stèle avec une inscription grecque.

Bijoux en or, rubis, perles, turquoises etc…


Période musulmane


Al-Rabadha, ville étape sur la route de La Mekke, vestiges du VIIe

Mosquée, puis, réservoir, cimetière, four de verrier, marchés.

Céramique verte, un vase bleu. Belles céramiques brunes du IXe s.

Une liste de mesures en grains écrite sur un os plat.

Une petite tête de poupée.


Stèles funéraires d’al-Ma’la, cimetière de La Mekke.

Stèle d’une femme du IX, décor fleuri

Stèle d’un jeune homme avec un poème : « que son tombeau soit abreuvé par les nuages chargés de pluie qui se déverseront sur lui en ondée […]. 1199

Stèle d’une femme esclave qui a eu un fils de son maître

Stèle d’un Iranien, IXe s

Stèle d’un descendant d’Ali, fin IXe s

Très belle stèle de la fin du IXe s, gravée par Ibrahim

Stèle avec une écriture au dessin compliquée, influence de l’Egypte fatimide, 1085

Stèle d’un religieux iranien établi à La Mekkevers 1170, ancêtre d’une lignée de cadis (juges religieux).

Stèle de 1196 signée par deux importants artisans lapidaires

Stèles de marchands de l’époque mamelouke.


Photos du capitaine Shakespear, vers 1910 : les troupes d’Abdelaziz brandissant épées et drapeaux, le roi Abdelaziz égrenant son chapelet.


http://www.louvre.fr/llv/exposition/detail_exposition.jsp;jsessionid=MJkGTvZ2fZQ9WtZ2h14kZ5ywZdfylwXvb7QdtVpGQJ7yz24qmqN4!-103020121?CONTENT%3C%3Ecnt_id=10134198674147510&CURRENT_LLV_EXPO%3C%3Ecnt_id=10134198674147510


http://www.lepoint.fr/culture/l-arabie-saoudite-se-devoile-au-louvre-01-07-2010-1209920_3.php


http://www.chezchiara.com/2010/07/routes-darabie-archeologie-et-histoire.html


http://www.lavoixdunord.fr/France_Monde/Breves/2010/07/12/article_exposition-le-passe-antique-de-larabie-p.shtml

 

 


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