lycée banlieue culture

Le Savoir pour s'ouvrir, comprendre, regarder. Histoire, musées, lycées, actualité, cours, documents, géographie, conseils pour le bac, améliorer le système scolaire, pédagogie, Judaïsme. Christianisme. Islam. Migrations. Expositions. Livres

23.11.09

Mourir d'aimer (film)

imageMardi 24 novembre 2009 sur France 2

Téléfilm : « Mourir d’aimer », avec Muriel Robin.

Il s’inspire librement de l’affaire Gabrielle Russier. L’histoire d’une jeune professeure de français qui devint amoureuse de son élève. Cette affaire (1969) suscita la colère de la France bien-pensante : les catholiques, les gaullistes et les soit-disant "communistes". Sans oublier les syndicats enseignants, l’inspection et les juges.

Cette enseignante fut incarcérée. Brisée moralement, elle se suicida le 1er septembre 1969, il y a quarante ans.

On trouvera davantage de détails dans :

Gabrielle Russier (éloge de)

Hommage à Gabrielle

http://lyceesrp.canalblog.com/archives/2009/08/20/14793123.html

Dans la rubrique « Les grands pédagogues », colonne de droite.

http://lyceesrp.canalblog.com/archives/2009/08/20/14793123.html

Résumé du film 

Un film prenant.

Muriel Robin n’a jamais été aussi belle. Elle apparaît calme et sereine. Différente du personnage surexcité qu’elle interprétait au music-hall.

Gabrielle, son personnage, est une professeure qui vient de divorcer et élève seule ses deux enfants. Elle « tombe » amoureuse de l’un de ses élèves. « C’est une nouvelle aventure qui commence » dit-elle sereinement à sa fille qui ne comprend pas et lui fait des reproches.

Gabrielle est une bonne enseignante, savante et tenant sa classe. Elle pratique une pédagogie qui fait participer les élèves, qui les incite à agiter leurs neurones. « Je ne suis pas une nounou », leur dit-elle fermement le jour de la rentrée.

Lorsque l'amour vient, c'est merveilleux. On n'aurait pas le droit d'aimer ceux qui ne nous ressemblent pas, qui n'appartiennent pas à la même catégorie ? Lorsque cette relation est découverte par son entourage, elle se retrouve seule face à l’hostilité quasi générale. Les collègues lui tournent le dos, lui jettent des regards méprisants, lui font des reproches. « Tu es ridicule », « tu exerces une autorité sur lui » quand même, voyons...

La violence de la proviseure est spectaculaire ; sur ce point rien n’a changé dans l’Educ-Nat, toujours cette brutalité de certains chefs d’établissements qui se considèrent comme représentants de l’Etat et ne se remettent jamais en cause.

La Loi peut écraser l’individu, peu importe, n’est-ce-pas ? Il faut servir l'Etat et non la personne humaine. Comportement clérical et moyenageux : l'être humain doit s'effacer devant la fonction. Et bien non ! Gabrielle aime et ne le regrette nullement.

C’est la grande époque du conflit parents/enfants, illustrée par les rapports entre le lycéen et ses géniteurs.

Il faut « faire la révolution » déclare le jeune. Et une fois au lit avec Muriel, il dit fort à propos : « La révolution ce n’est pas une idée morte ».

Brutalité, intolérance, dogmatisme des parents.

- « Tu ne me parles pas sur ce ton ! ».

- « J’ai le droit de quoi ? », « ne pas respecter les normes, c’est marginal ? », « on n’a jamais discuté, on a toujours fait semblant ».

En musique de fond, les envolées lyriques du chanteur Christophe.

On mesure à quel point Mai 1968 fut positif, brisant la morale cruelle du stalino-gaullisme.

Tante Yvonne et Brejnev, complices, voulaient maintenir le vieux monde moralisateur qui écrasait l'individu.

Heureusement, depuis quarante ans, les choses ont évolué dans le bon sens.

1968 : une nouvelle Libération.

- L'inspection - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :

Commentaires

Poster un commentaire







 

Remonter (pour la page suivante, cf + haut)