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21.07.09

Wlaminck, un instinct fauve

Wlaminck rÉhabilite la banlieue


Exposition Wlaminck, un instinct fauve 

affiche_

 

Musée du Luxembourg, Paris 

20 février - 20 juillet 2008 

 

L’exposition rassemble des œuvres de 1900 à 1915.

Maurice Wlaminck (1876-1958) peint la banlieue parisienne au début du XXe siècle, une banlieue naissante, en pleine croissance, avec de nombreux emplois, dont le rôle économique était central. Tout tournait autour d’elle. Pauvre, misérable, mais indispensable au système productif. Une banlieue qui inquiétait déjà car les « Apaches » d’alors valaient bien les « sauvageons » d’aujourd’hui…


Wlaminck veut réhabiliter cet univers. 

Les lieux peints se nomment Chatou, Le Pecq, Rueil-Malmaison, Nanterre (cf le tableau Les bords de Seine à Nanterre 1904). La Seine les relie. Les ponts sont souvent représentés avec des angles insolites, comme le pont de Chatou vu d’en bas.

Il représente des usines avec leurs cheminées crachant la fumée, des chalands, des péniches, des remorqueurs, de petits jardinets.

Il y a aussi de charmants petits villages bucoliques avec le clocher de l’église, les rues paisibles, les cultivateurs poussant la charrue.

Wlaminck met en scène un peuple dont il se sent proche : paysans, charretiers, mariniers, consommateurs accoudés devant le zinc, prostituées de cabarets outrageusement maquillées.

Pour Wlaminck la banlieue est belle. Il lui choisit les meilleures couleurs, les plus lumineuses, les plus fortes, avec des rouges, des jaunes ou des oranges étincelants qui magnétisent. Ses rouges de 1904-1906 sont admirables, d’une violence qui fait penser au maître Van Gogh.

Il montre les objets les plus quotidiens dans leur matérialité brute : pots, verres, bouteilles.


Cela ne l’empêche pas, comme beaucoup d’artistes, de s’ouvrir aux civilisations d’Outre-Mer. Il collectionne les masques et statuettes d’Afrique, de Nouvelle-Zélande.

Plus tard, à partir de 1909, Wlaminck abandonne sa fascination pour les couleurs vives pour un style proche de l’expressionnisme allemand et du cinéma des années 1910-1920. Les œuvres les plus réussies sont Le Village à l’Eglise de 1910 et Vin-Liqueurs de la même année.


http://www.senat.fr/evenement/vlaminck/index.html

http://fr.wikipedia.org/wiki/Maurice_de_Vlaminck

 

 

 


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