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10.07.09

MORITA Rieko, peinture japonaise

MORITA Rieko et le culte de la féminité 

Beautés divines

 

Peinture traditionnelle japonaise Nihon-ga, de Morita Rieko

Jusqu’au 18 juillet 2009

Espace Mitsukoshi

3 Rue de Tilsitt Paris VIII, métro Place de l'Etoile, tél 01 44 09 11 11 
Ouvert de 10 h à 18 h

 

MoritaaaaCompte-rendu personnel


Morita Rieko est une artiste japonaise, à la fois traditionnelle et moderne, vivant à Kyoto. Figure emblématique d’un Japon mariant le passé et la modernité économique. Elle ne se laisse pas enfermer dans un genre, et cela, j'aime. ce serait tellement facile de se contenter de copier le passé.

Elle s’inspire du style Kachö-ga, porté sur l’étude de la nature. Elle veut en montrer la force, la puissance, à travers un dessin précis et des couleurs vives et tranchées.

« Je cherche à capturer cette féminité mystique de la nature qui s’épanouit dans une prodigieuse pureté ». Elle peint ce qu’elle appelle « le souffle vital »,  la vie des fleurs. Mais elle représente également des femmes modernes, des villes avec buildings et néons flamboyants.

Elle commence par faire des croquis d’après nature puis complète dans son atelier.

Elle a reçu l’immense honneur de refaire les peintures d’un vieux temple de Kyoyo, le Pavillon d’Or, qui abriterait les reliques de Bouddha. Elle a peint de grands panneaux en cèdre.

 

Nous la voyons ici à travers quarante œuvres récentes.


Fleurs


Rieko8- Grandes pivoines rouges et blanches, peintes sur papier. Panneaux de dimensions 168 x 370.

- Le clou de l’exposition est un ensemble de grands panneaux intitulés Ciel clair d’automne. Ce doit être le panneau ci-contre à gauche, le deuxième en partant du bas. Des chrysantèmes d’ornement, aussi appelés chrysantèmes –araignées, grosses fleurs sur de hautes tiges. En trois groupes, elles sont blanches, jaunes tendant vers le rose ou l’orange. Elles sont peintes avec relief et paraissent bouger légèrement, elles sont vivantes, comme des animaux. Ce sont des étoiles à mille branches, de véritables feux d’artifice végétaux.

- Sur un grand panneau, un tableau intitulé voile printanier, une très vieille glycine de Kurugi, âgée de 700 ans, inspire calme, bienveillance, sérénité, force spirituelle.

- Vénérable camélia aux cinq couleurs à Hiiragino (168x373). Un arbre couvert de fleurs rouges et blanches. Elle une façon bien à elle de flouter les grosses branches grises, de leur donner un aspect irréel, transparent, qui met en valeur les fleurs.

- Petite collection d’éventails suggérant les saisons.

- Paravent à l’érable rougeoyant et un pin verdoyant. Contraste total entre les couleurs. Avec un fond d’or sur soie.

- Paysage d’été. Iris d’eau très bleu foncé, et le vert des tiges. C'est peut-être, ci-contre, le deuxième en partant du haut.

 

Personnages féminins traditionnels

 

- Paradis : femme nue, martin-pêcheur. Fond d’or et fleurs rouges.

- Trois femmes en toilettes de Maïko. La première, avec le torse nu, porte une jupe rouge. La troisième a revêtu un kimono rouge et blanc.

 

 

Où l’influence occidentale se mélange à la tradition asiatique.


- Femme en bleu. Elle porte un pantalon blue-jean bleu et un chemisier blanc qu’elle noue sur son ventre.

- Femme orchidée. Robe jaune, fleur rose sur la boutonnière

- Repos. Une femme assise avec un livre, un châle noir et robe vert amande.

- Le n° 31. Formidable immense panneau. La ville de Hong-Kong. Morita Rieko y est venue avant la rétrocession de la ville à la Chine. Le tableau montre la vue depuis son hôtel.

Fabuleuses lumières sur la baie, lors d'une fête de fin d’année. Ciel de nuit, eau et bateaux. Lumières sur la colline, buildings, routes.

Alanguie sur un canapé bleu, une femme porte une robe chinoise moulante. Sur sa poitrine, le fameux chrysantème-araignée.

- Un petit groupe d’adolescentes craquantes, très vivantes, espiègles, les Kawaï. Kawaï est une interjection qui signifie « c’est adoraaaaable… ».

On les rencontre à Tokyo dans le quartier de Harajuku, dans la rue piétonne Taka shita-doori. Elles ont des habits originaux, exprimant la vitalité. Elles portent des jouets, ours en peluche, portables, pins divers, écussons. L’une d'elles, vêtue d’une robe rose, tient à la main un pistolet. Une autre a des bottes de cuir, un jean, une veste orange et un téléphone portable. Avec leur côté recherché, très "style", elles provoquent notre regard.


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