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02.06.09

L’enfant et la psychanalyse

L’enfant et la psychanalyse

Editions Esquisses Psychanalytiques CFRP 1993

Page 397 : Régine Mougin-Lemerle, Au risque du désir d’apprendre : d’un impossible à l’autre.

[…] continuer le dialogue, ouvert par Freud, entre psychanalystes et pédagogues. […]

Voilà cent dix ans que Jules Ferry, soutenu par Ferdinand Buisson, a imposé l’accès de tous au savoir. Pourtant, nous savons tous, en dépit de la loi d’orientation de 1975, que de nombreux jeunes en sont encore exclus. Comment concilier les visées universalisantes et normatives de toute politique éducative, avec le respect et la promotion valorisante des différences caractérisant chaque élève comme sujet ? […]

Pourquoi et comment élaborer avec des jeunes, pour la plupart psychotiques et en graves difficultés scolaires, des projets éducatifs articulés à des projets de vie ? […]

Des attentes parentales et scolaires insoutenables. Des parents en trop grandes difficultés psychiques, des enseignants soumis à des programmes scolaires souvent aberrants, des rythmes scolaires éprouvants, des conditions de travail trop insatisfaisantes, une formation encore insuffisante, sont en surdité de leurs enfants et de leurs élèves, indisponibles à une transmission qui donnerait sens à leur action. L’éducation devient impossible voire mortifère.

Mais ces enfants ont fait leur cet impossible, et ce sont eux qui vont être dits « impossibles ». Alors ils sont désignés comme « mauvais élèves », atteints d’anorexie scolaire ou d’inculture chronique, élèves bloqués (donc bloquants pour nombre de leurs enseignants, dénarcissisés par de tels jeunes) et vont grossir le bataillon des échoués […].

Certes, ces impossibles » n’excluent pas toujours l’amour des parents, ni le dévouement des professionnels des soins et de l’éducation. Mais Freud nous a appris à nous méfier du dévouement et Bettelheim de l’amour. Il s’agit plutôt d’entrouvrir  la porte au désir. […]

[L’auteur met ensuite l’accent sur la nécessité d’éviter des pratiques bâtardes mi-éducatives mi-analytiques.]

« Reconnu ou nié, l’Inconscient est dans la classe et parle », affirmait Fernand Oury [F.O., Des instituteurs parlent, in Le bloc-notes de la psychanalyse n°7, p.198 […].


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