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19.01.08

Les socialismes 1815-1850

les socialismes 1815-1850


Cours de 2de inspiré par le livre de Michel Winock, Le socialisme en France et en Europe XIXe-XXe siècle, Points-Seuil.


Problématique

La révolution industrielle engendre une terrible misère.

Mais les ouvriers ne restent pas passifs. Jusqu’en 1840 ils luttent contre les machines et menacent de mettre le feu aux usines. Grèves contre la baisse des salaires. révolte des canuts, les ouvriers de la soie à Lyon, 1831

Compagnonnages, caisses de secours mutuel : maladie, accident, chômage...

Les barricades

Les ouvriers admirent la Révolution, Napoléon.


I) le socialisme par l’« Élite »


Idée : la révolution doit être réalisée par une élite, une avant-garde, consciente, qui éclairera le peuple.


1) Saint-Simon [1760-1825]

disciple des Encyclopédistes qui voulaient réformer le monde grâce à la science

Il prend part à la Guerre d’Indépendance américaine

@ Contre les traditions et l’injustice sociale de l’Ancien régime :

Il est opposé à la monarchie, à l’Eglise, aux aristocrates

Pour lui les propriétaires de domaines agricoles ou d’immeubles sont hostiles aux nouveautés. Ils sont des « parasites . Entre les propriétaires et les industriels, il y a une lutte des classes

Favorable à la suppression de l’héritage

Respect à la production ! Pas à la propriété ! Tous les hommes doivent travailler

@ Elitiste :

Admire la révolution industrielle anglaise

Il est favorable à un gouvernement dirigé par les chefs d’entreprise, seuls réalistes.

Les savants éduqueront le peuple. Ces personnes sont des chefs. Il veut renouveler les élites. La science doit diriger l’entreprise

Les patrons seront soutenus par l’Etat. Celui-ci doit créer des banques et faire de grands travaux. Ces industriels et banquiers vont créer une croissance économique qui créera des richesses

Ce sera l’amélioration des conditions de vie pour tous, y compris les classes les plus basses.

L’industrie doit se mettre au service des hommes

Il n’y aura de privilèges pour personne. Il croit que l’on peut réconcilier les patrons et les ouvriers


2) Auguste Blanqui (1805-1881)

Vie marquée par les conspirations et les emprisonnements

Croit en une révolution faite par une minorité de révolutionnaires professionnels organisés dans un parti très discipliné

C’est la révolution dirigée par en haut (pour tous). Le peuple reste le spectateur passif

= Contradiction entre le but et les moyens


II) le socialisme par la base


Ne veut pas prendre le pouvoir, ni par l’insurrection, ni par les élections

Veut changer la société par l’association des ouvriers


1) Charles Fourier [1772-1837]

Fils d’un marchand et lui-même commis-voyageur

Il dénonce les injustices, l’Etat, le salariat, le colonialisme et le machisme

Il est favorable au retour à la terre, dans des phalanstères, coopératives fondées sur la copropriété et la cogestion.

Leur centre sera un palais comprenant des activités collectives.

Les repas en commun. Les enfants sont élevés en commun. Les travaux pénibles seront donnés aux enfants qui adorent cela.

chaque membre – connaissant 20 métiers – en pratiquera cinq ou six par jour.

Observateur psychologue. La passion, c’est le moteur de la société. Liberté sexuelle. Le travail doit devenir un plaisir

l’éducation conjugue théorie et pratique

il n’a jamais pu concrétiser son projet. Plusieurs de ses disciples le tenteront, entre 1830 et 1850.


3) Étienne Cabet [1788-1856]

Fils d’un maître-artisan tonnelier, il commence une carrière d’avocat mais se trouve rayé du barreau à la Restauration pour avoir pris la défense d’antiroyalistes.

Procureur général, il est révoqué en 1831 pour ses opinions démocratiques,

il fuit à Bruxelles, à Londres et en Ecosse et revient en France en 1839.

hostile au régime, il fonde des journaux et écrit des livres

il dénonce le coup d’état de Louis-Napoléon et doit à nouveau s’exiler en Angleterre.

Voyage en Icarie en 1839.

histoire d’une communauté de plus d’un million d’habitants,

La capitale, Icara, est une ville circulaire à l’architecture géométrique : elle abrite un fleuve rectiligne et les rues sont bordées de 16 maisons de chaque côté avec un édifice public au milieu et à chacune des extrémités.

La ville est propre, ni cafés ni hôtels particuliers

Quatre principes l’organisent :

- le droit de vivre

- travailler

- A chacun selon des besoins

- De chacun selon ses forces.

Le commerce de détail et la monnaie sont bannis et la communauté est une égalité parfaite dans laquelle tous sont associés

suffrage universel.

tous les métiers se valent, l’éducation se passe d’émulation et de punition

le mépris public sanctionne un coupable en l’absence de prisons et de tribunaux,

le mobilier de chaque maison est identique, les vêtements sont définis selon l’âge, la fonction et le sexe… et sont élastiques pour convenir à plusieurs tailles

la passion aveugle pour la liberté est une erreur, un vice, un mal grave. "

= totalitarisme

Cabet part pour le Texas mettre son projet en pratique. Fortes dissensions. Echec


3) Pierre-Joseph Proudhon

fils d'un tonnelier et d'une cuisinière, il naît à Besançon en 1809.

études au collège. Seul pauvre parmi les riches, les vexations sont courantes,

devient ouvrier typographe.

passe son baccalauréat et poursuit des études supérieures.

situation matérielle  précaire.

soif de connaissances

En 1847, Proudhon devient journaliste.

Février 1848. La République est proclamée. En juin, Proudhon est élu député. Il prononce un réquisitoire contre la bourgeoisie.

Fin juin, le peuple de Paris se lève contre le gouvernement. La répression est féroce.

Il est le seul, à l'Assemblée, à prendre fait et cause pour les insurgés.

Lorsque Louis-Napoléon Bonaparte est élu président, ses articles sont si violents qu'il est condamné à trois ans de prison dès mars 1849

il avait essayé de créer une Banque du peuple dont le but était d'instaurer le crédit gratuit afin que les prolétaires parviennent à leur indépendance vis-à-vis des propriétaires.

Libéré en juin 1852, Proudhon est de nouveau condamné à trois ans de prison

Il s'exile en Belgique jusqu'en 1862. Il mourra en 1865.

Ses idées

* En 1840 il écrit : " La propriété, c'est le vol "

= La propriété, permet de s’enrichir sans travailler. C’est de l’exploitation

* anti-étatiste

Attaché à la liberté individuelle.

Contre l’autorité et pour le contrat

fédéralisme : Cette idée s'oppose aux régimes en place et aux positions de la gauche qui combat pour l'unification de l'Italie ou la reconstruction d'un Etat polonais.

Pour l’autogestion ou gestion directe.

Echanger directement des marchandises au prix de revient

* contre la religion

* boycottage des élections.


4) Louis Blanc (1811-1882)

Veut créer des ateliers sociaux ou le salaire serait le même pour tous et avec des dirigeants élus. Le bénéfice serait partagé

 

5) Robert Owen (1771-1858)

Anglais. Fils d’un artisan. Passionné par la lecture mais veut mettre les idées socialistes en pratique

Crée une usine textile. refuse de prendre les enfants pour ouvriers. Il crée une école, réduit les horaires de travail, lutte contre l’alcoolisme, améliore l’hygiène.

Il demande au parlement des lois sociales mais cela échoue.

Il critique le progrès technique

tente de faire une communauté égalitaire aux Etats-Unis mais cela échoue

Revient en G B. Il lance un syndicat. Favorable aux coopératives

Veut des changements graduels


6) Le chartisme

Un parti politique créé en 1836. Veut développer le droit de vote pour les ouvriers

Disparaît en 1848


III) Karl Marx


1) sa vie

naquit le 5 mai 1818

Après avoir terminé le lycée de Trèves, Marx; il étudia l'histoire et la philosophie.

la politique du gouvernement l’oblige à renoncer à une carrière universitaire.

Marx devient journaliste dans un journal, la Gazette rhénane (1842).

Combat contre la monarchie, contre la censure, pour la démocratie et la liberté

Il critique la religion : c’est l’opium du peuple, le soupir de la créature accablée par l’injustice.

C’est un libéral, à l’époque

1843, le journal est interdit et Marx se rendit à Paris. C’est un tournant

En 1844, Friedrich Engels vint à Paris, et devint l'ami de Marx. Il lui fait connaître la misère ouvrière en Angleterre.

En 1845, Marx fut expulsé de Paris. Il s'installa à Bruxelles.

Victime de multiples répressions, il se décide à combattre ce qu’il considère comme deux fléaux : l’Argent et l’etat.

Il se demande quelle est la véritable nature de l’Etat

Il voir dans la classe ouvrière la force qui pourra créer un monde plus juste

Il étudie l ’économie

Au printemps 1847, Marx et Engels s'affilièrent à la «Ligue des communistes».

rédigèrent le Manifeste du Parti communiste, 1848.

Février 1848, Marx fut expulsé de Belgique.

Il a beaucoup d’espoirs dans la révolution européenne de 1848. Les ouvriers ne doivent pas suivre les bourgeois, il faut faire la révolution permanente. Mais il sera déçu par l’échec du mouvement.

La contre-révolution l'expulsa d'Allemagne

Il se rendit puis à Londres, où il vécut jusqu'à la fin de ses jours.

Marx et sa famille étaient écrasés par la misère

En 1864  fut fondée la Ière Internationale, l'«Association internationale des Travailleurs». Elle est un rassemblement très divers car elle réunit ouvriers, intellectuels, syndicalistes, membres de coopératives. Ce n’est pas un parti, e sont les ouvriers qui s’organisent eux-mêmes pour se libérer. Marx est l'auteur d'un grand nombre de résolutions

1871 : la Commune de Paris. révolte des ouvriers parisiens. Ils prennent le pouvoir. C’est la première fois. Ils créent une démocratie de base, égalitaire. Ils se révoltent contre l’Etat, cet avorton monstrueux, dit K M. Cela dure trois mois. Nouvelle déception.

formation de partis socialistes en Europe.

Le Capital

En 1883, il meurt


2) Ses idées

@ Le capitalisme est basé sur l’exploitation du travail ouvrier.

La société se divise en deux camps : opprimés contre oppresseurs, bourgeoisie contre prolétariat.

L’histoire est le résultat de la lutte des classes.

La liberté dont parlent les Droits de l’Homme est une illusion.

Pour Marx les droits de l’homme, la démocratie parlementaire sont des instruments au service de la bourgeoisie. Nos idées ne sont que bien souvent le déguisement d’intérêts de classe

Il ne suffit pas de faire des réformes.

Le capitalisme et l’Etat bourgeois doivent être détruit.

il veut que l’on se penche sur le monde du travail.

Il faut libérer les ouvriers des croyances fausses, des superstitions.

Il faut rendre l’individu plus autonome, rendre la société plus humaine

@ Marx admire la Révolution française tout en regrettant son indifférence aux inégalités sociales, sa  admiration pour l’Etat, sa politicaillerie, son obstination à poursuivre la Terreur.

Marx qualifie l’Etat révolutionnaire de boa constrictor

La Révolution n’a pas balayé l’injustice sociale.

Tout Etat est au service d’une classe sociale.

Il défend la démocratie et les droits de l’Homme contre Napoléon III, le roi de Prusse, le tsar, l’esclavagisme.

Il souhaite la disparition de cet Etat autoritaire

@ L’internationalisme

La concurrence internationale et le libre-échange divisent les ouvriers

« Prolétaires de tous les pays, unissez-vous ! ».

Il reproche à la Révolution française d’avoir été nationaliste


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