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23.12.07

Michel Maffesoli, Notes sur la postmodernité

Comprendre Maffesoli pour comprendre les banlieues populaires.

Notes de lecture sur :

Michel Maffesoli, Notes sur la postmodernité. Le lieu fait lien.

Introduction de A. P.

La puissance de l’archaïque. C’est plus profondément le mythe de l’animal social qui a vécu.

Un éloge paradoxal de la trahison, si l’on prend soin de penser le mot au plus près de l’étymologie latine : traducere, l’idée de passer à travers, de passer les frontières.

Vive les Barbares. Il faut ensauvager la vie (Arthur Rimbaud). Il y a une sorte de déni de réalité à vouloir extirper la violence.

Le mondial est derrière nous.

L’illusoire unité de l’intellect, de la morale, des droits de l’homme, avec son programme impeccable de maîtrise et de domination de la nature, avec la pensée claire et distincte.

M. Maffesoli

La saturation des valeurs. 

Un causalisme exclusif et excluant.

Une triade fondatrice : l’Individu, l’Histoire, la Raison.

On voit revenir, légèrement modifié, ce que l’on avait cru dépassé. 

Une croissance prenant la forme de la spirale.

Le retour au local, l’importance de la tribu et le bricolage mythologique.

Le local : un partage émotionnel, un matérialisme spirituel qui va prendre la place du politique.

Les diverses institutions ne sont plus ni contestées, ni défendues. Elles tout simplement « mitées ».

Recherche de la fusion  Ce qui va prédominer est bien un présent que je vis avec d’autres en un lieu donné.

Un tel « présentéisme » va contaminer les représentations et pratiques sociales

Un hédonisme diffus.

La saturation du projet. 

La postmodernité ne fera plus créance au progressisme, en ce qu’il a d’inéluctable, mais accordera beaucoup plus d’importance à une sagesse progressive.

Le développement technologique avait, durablement, désenchanté le monde.

L’existence sociale repose sur une lutte inexpiable, entre différents ordres de valeurs.

Déclin de l’individualisme dans la société de masse.

Ce qui ne dépend pas de nous devient indifférent. Ces notions que sont l’espace, le territoire, l’urbanité, le localisme, qui jouent un rôle de plus en plus important.

Tous ces petits riens qui font le tout de ce que j’appelle la sociabilité.

Le moi ne prend conscience de lui-même qu’en tant que relation. Il nie, ou tient pour quantité négligeable, la projection dans le futur, la recherche des lendemains qui chantent, va mettre l’accent sur l’expérience qui me lie aux autres.

Un présentéïsme qui va s’exprimer dans l’hédonisme.

L’imaginaire envahissant la vie quotidienne.

La qualité communicationnelle de la ville. Les narcissismes de groupes. La religiosité contemporaine qui est essentiellement syncrétiste. Le lieu devenant lien. Reliance. La communication-communion.

Il y a là un paradoxe qu’il faut envisager de front : celui d’un enracinement dynamique. L’on appartient tout à fait à un lieu donné, mais jamais d’une manière définitive.

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